Via : Gizmodo

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  • HALTE Á L’ABRUTISSEMENT GENERALISÉ INDUIT PAR LA PUBLICITÉ !

    Publicité = lobotomisation des masses !

    La publicité est le signe de dégénérescence de cette société matérialiste qui confond art avec manipulation des moutons consuméristes !

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    CE SIÈCLE DE MINABLES

    J’observe depuis un certain nombre d’années un phénomène qui ne cesse de s’amplifier dans la publicité télévisée, laquelle est le reflet le plus direct de la société, l’écho cru et éloquent de la France moyenne, le révélateur fidèle et durable des aspirations du tout-venant : les « héros » masculins en quête de bonheur fromager, bancaire, cosmétique ou automobile sont tous des incarnations stéréotypées du pauvre type, du citoyen minable, du mâle médiocre.

    Le consommateur de base est censé s’identifier farouchement à ces représentants de la gent masculine sur la voie de la déchéance. Et ça marche ! Le minus fondamental se sent rassuré en voyant à travers des spots publicitaires d’autres minus primaires de son espèce. Les publicistes l’ont bien compris : il ne faut pas heurter l’acheteur, il faut le caresser dans le sens de sa bedaine, le conforter dans sa petitesse afin qu’il se sente à l’aise avec ses pairs, et même, comble de la perversité consumériste, qu’il soit fier de son insignifiance !

    Ainsi les films publicitaires télévisés sont peuplés de petits Sancho en quête de chaussettes, de piètres Dupont béats d’admiration devant leur cuvette de WC, de frileux épargnants avec des charentaises dans le coeur, d’imbéciles pères de famille hilares face à leur écran plasma…

    L’offense faite à homme, l’indignité avec laquelle il est représenté dans ces publicités sont tellement quotidiennes et si bien entrées dans les moeurs que nul ne s’en offusque. L’homme à travers la publicité est devenu un âne, pitoyable client-pantin des grandes enseignes, un crétin heureux de son sort, un abruti total, un parfait vermisseau sans pensée, sans gloire, sans destin, sans plus rien de ce qui fait sa grandeur de bipède éclairé. Depuis ce miroir contemporain que constitue la publicité, l’homme n’est plus qu’une pauvre chandelle morte. Pire : l’indolent réceptacle de la vulgarité du siècle.

    Bref, la publicité -qui tire tout vers le bas- pour fonctionner aujourd’hui et tourner à plein régime a de plus en plus recours au procédé miracle consistant à mettre en scène les figures variées et navrantes de l’universel pauvre type.

    Ce qui est éminemment dans l’air du temps.

    Raphaël Zacharie de IZARRA